2016 - La prison, nouvel espace d'exposition
En 2013, son nom évolue en musée des Arts décoratifs et du Design rendant visible la volonté de l’institution de devenir un important lieu de valorisation et de diffusion de la culture du design en France. Le projet consiste à faire dialoguer arts décoratifs et design, en continuant à exposer les arts décoratifs anciens dans leur écrin du 18e siècle, l’hôtel particulier, et en exposant le design, cet art appliqué né au 19e siècle, dans la prison construite au 19e, dont on lit encore la fonction à travers l’organisation architecturale intérieure (cellules, portes lourdes en bois, judas...).
Cette configuration exceptionnelle favorise la lecture du projet et le dote d’une singularité et d’une force architecturale. En 2015, une première étape est franchie : la prison est vidée et les réserves relocalisées. Cela entraîne un chantier important de localisations, de prises de vue des œuvres, de constats d’état et de reconditionnements, et conduit à la mise en place d’une campagne de restauration sur le long terme.
En 2016, la prison est ouverte au public pour la première fois à l’occasion des Journées européennes du patrimoine. La queue des visiteurs remonte toute la rue. Ce succès auprès du public bordelais et dans la presse locale renforce la légitimité du projet de rénovation et de modernisation à venir. Depuis 2017, l’espace de la prison accueille un grand nombre d’expositions dédiées au design qui confèrent une nouvelle dynamique et une belle visibilité à l’institution : Oh couleurs ! Le design au prisme de la couleur (2017), Construction – Martin Szekely (2018), Memphis – Plastic Field (2019), A.P.M – Ambient Party Machine (2020), Playground, le design des sneakers (2020), Paysans designers, l’agriculture en mouvement (2021) et Nanda Vigo, l’espace intérieur (2022).
