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1886 - La prison

Les services de police investissent l'hôtel particulier, vers 1920<br/>
Les services de police investissent l'hôtel particulier, vers 1920

En 1880, Léonce Dalléas, fils d’Antoine Dalléas propriétaire depuis 1860, concède l’hôtel particulier à la Ville de Bordeaux. Investi par le service des mœurs et de la police, l’hôtel particulier connait alors des modifications structurelles importantes : la fonction des pièces est revue, des cloisons sont démolies, d’autres ajoutées pour restructurer les espaces et certains éléments – cheminée, perron donnant sur le jardin – sont détruits. Parallèlement, un projet de prison voit le jour, à l’emplacement du jardin de l’hôtel particulier. Achevée en 1886, elle est due à l’architecte des Bâtiments communaux, Marius Faget. Il s’agit d’un vaste quadrilatère pourvu côté rues, de murs en pierre de blocage renforcés de chaîne de bossages à chanfrein. Elle s’organise autour d’un axe central, un couloir, et des cours, deux grandes et deux petites. Cette compartimentation permet d’organiser son fonctionnement en quatre quartiers distincts, affectés aux hommes, aux femmes, aux enfants et au gardien-chef. Les cellules, de petites pièces voûtées en pierre blonde, analogues à celles qui ont servi à l’édification de l’hôtel particulier, sont réparties sur toute la périphérie du quadrilatère. Le logement des gardiens et l’accueil des prisonniers se situent dans l’avant-corps de la prison, dans la partie du bâtiment tournée vers l’hôtel particulier.

Coupes et plans du projet de prison municipale, 1885
©Archives de Bordeaux Métropole, BORDEAUX 65 M 3 – Faget, 1885

Sur les murs intérieurs de la prison apparaissent encore aujourd’hui plusieurs centaines d’inscriptions et de dessins gravés. Noms de pays, de personnes, bâtons permettant de compter les jours et dessins de bateaux sont autant de témoignages du temps et des périodes sombres de l’histoire. La Seconde Guerre mondiale est particulièrement sensible, au travers des dates et d’un graffiti d’une étoile à six branches.

Intérieur de la prison désaffectée, ancienne cour des marins, vers 1975
©MADD Bordeaux
Livret en français (pdf - 1.58 Mo)