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Musee des Arts decoratifs et du Design de Bordeaux

musée des Arts décoratifs
et du Design de Bordeaux
nous contacter

39 rue Bouffard,
33000 Bordeaux
vous y rendre

Ouvert de 11h – 18h
fermé mardis et jours fériés
(ouvert 14 juillet et 15 août)
horaires et tarifs
 

les collections

Salon de compagnie
© madd bordeaux - L. Gauthier

Les collections du musée, mobilier, céramique, verrerie, orfèvrerie, instruments de musique et de mesure, miniatures, arts de la table ou objets de l'intime constituent un exemple des arts décoratifs français, en particulier bordelais des XVIIIe et XIXe siècles, et un témoignage de l'histoire de Bordeaux, grand port de négoce au XVIIIe siècle.

 

Lien vers la collection Design

Lien vers les collections XIXème, XXème, XVIIème, XVIIIème et Raymond Jeanvrot

 

La collection Raymond Jeanvrot

Au sein des collections, majoritairement constituées à partir de dons de collectionneurs, il faut distinguer la collection Raymond Jeanvrot : elle rassemble près de 19 000 œuvres évoquant les Bourbons de la Restauration et la société bordelaise du XIXe siècle. Une partie de cette collection a été vendue à la Ville en rente viagère en 1958, et l’autre partie a été léguée en 1966.

 

Mobilier

Le musée des Arts décoratifs et du Design de Bordeaux peut s'enorgueillir de posséder un ensemble cohérent et représentatif de meubles du XVIIIème siècle qui constitue le cœur de sa collection : sièges, tables, armoires, commodes et lits permettent d'évoquer l'atmosphère d'une maison bordelaise du siècle des Lumières. Nous pouvons cependant remarquer au moins deux ensembles distincts : les meubles portuaires bordelais, dits "de menuiserie", en acajou massif (scribans, armoires lingères et de salle à manger, commodes, tables à cabarets, etc.) et les meubles parisiens, dits "d'ébénisterie", présentant un décor de marqueterie (secrétaires, commodes, bureaux plats, petites tables, etc.). Dans ce dernier ensemble, deux meubles méritent d'être particulièrement distingués pour leur raffinement : une table-liseuse (vers 1750) de Pierre Migeon IV (1696-1758), ébéniste ayant notamment travaillé pour le garde-meuble de la couronne et pour la marquise de Pompadour, et un buffet bas de salle à manger (vers 1790) de Jean-Ferdinand Schwerdfeger (1734-1818), auteur du célèbre serre-bijoux de Marie-Antoinette.

Les XVIème, XVIIème et XIXème siècles sont également représentés dans les collections par des pièces importantes : buffets dressoirs, cabinets d'ébène ou d'écaille de tortue et meubles d'Alphonse Giroux (1776-1848) réalisés pour les enfants de France (1826) complètent le parcours du XVIIIème siècle.

 

Céramique

La collection de céramiques du musée des Arts décoratifs et du Design est principalement centrée autour des productions bordelaises : faïences stannifères et porcelaines du XVIIIème siècle et faïences fines du XIXème siècle. C'est en 1714 que Jacques Hustin installe la première manufacture de faïence stannifère à Bordeaux. Elle fonctionnera jusqu'en 1783. Dans l'importante collection du musée, nous pouvons notamment remarquer une imposante fontaine de forme balustre à pans coupés décorée en camaïeu bleu et surtout les très nombreuses pièces du service de table commandé par les Chartreux de Bordeaux présentant l'inscription "Cartus Burdig". La manufacture de porcelaine des Terres de Bordes en Paludate eut, elle, une existence beaucoup plus courte (1787-1790). Sa production est d'une grande élégance et ses décors raffinés se déclinent sur des services à boissons chaudes, de table, de toilette et sur des objets décoratifs (cache-pots, vases, etc.).

Les autres manufactures françaises de faïence stannifère sont également bien représentées dans les collections (Nevers, Rouen, Strasbourg, Moustiers, Marseille, etc.) avec un accent tout spécialement mis sur les autres manufactures du sud-ouest : Toulouse, Samadet, Montauban et Moncaut.

Les manufactures de céramiques étrangères sont elles aussi évoquées à travers les productions de Delft (XVIIème et XVIIIème siècles) et les porcelaines de la Compagnie des Indes, à l'image de la paire de potiches couvertes à images séditieuses (dissimulant les profils de Louis XVI et Marie-Antoinette) datant du Directoire.

 

Orfèvrerie

Le très important fonds d'orfèvrerie bordelaise est constitué d'une typologie variée : ustensiles de toilette, pièces liées à la consommation des boissons chaudes exotiques (théières, cafetières, chocolatière, sucriers et pinces à sucres), pièces de forme pour la table (pot à oille, légumier, jattes, écuelle à bouillon, huilier-vinaigrier, salières, saupoudreuse à sucre), couverts, objets liés à l'activité vinicole (tasses à vin, gobelet, pipette) et à la pratique religieuse (seau à aspersion). De nombreuses pièces parisiennes - à l'image de l'exceptionnelle toilette provenant du comte de Marcellus - et quelques pièces étrangères (Allemagne, Angleterre, Italie) complètent cette riche collection.

 

Verrerie

La verrerie constitue un autre axe significatif des collections du musée qui possède notamment un ensemble très représentatif de verres d'apparts : verres français "à la façon de Venise" et verres soufflés et/ou gravés d'Allemagne et des Pays-Bas des XVIème et XVIIème siècle. Le XVIIIème siècle est, quant à lui, principalement représenté par des verres à boire bordelais de la manufacture fondée en 1723 par Pierre Mitchell et par un étonnant lustre en verre de Murano à décor d'œillets datant des années 1780. Enfin, les opalines et cristalo-cérames de la collection Jeanvrot permettent d'évoquer les productions françaises du XIXème siècle.

 

Textiles

Outre la toile de Beautiran, indienne locale produite entre 1797 et 1832 et notamment présentée grâce à une garniture complète de lit à la duchesse, le musée conserve de très nombreux éléments textiles dans ses collections : tapis, tapisseries, soies brodées, châles en cachemire ou encore éléments de costumes. Dans cette dernière catégorie, nous pouvons notamment signaler un habit d'homme "à la française" des années 1780 ou encore une pantoufle du pape Pie VI (1717-1799).

 

Instruments de musique

Le musée des Arts décoratifs et du Design possède une rare collection d'instruments de musique du XVIIIème siècle :  une viole austro-vénitienne à décor mythologique (vers 1700), une harpe parisienne à décor chinoisant (vers 1780), une épinette  marseillaise à décor révolutionnaire (1791) et deux pianos forte bordelais (vers 1790) dont un fabriqué rue Bouffard (rue dans laquelle se trouve le musée). Un autre piano carré, signé Pleyel et daté de 1816, complète cet ensemble.

 

Instruments de mesure

Le musée possède une importante collection d'instruments de mesure du temps (horloges de parquets, pendules à poser, pendules de voyage, cartels d'applique et montres) représentative des productions françaises des XVIIIème et XIXème siècles, ainsi que de nombreux objets scientifiques en tous genres (baromètres, boussoles, cadrans solaires, graphomètres, équerres, sablier, etc.) dont un étonnant thermomètre-hygromètre d'Alexis Magny (1743).

 

Miniatures

La riche collection de miniatures du musée (près de mille pièces) est dominée par la production de Pierre-Edouard Dagoty (1775-1871), surnommé "l'Isabey bordelais" pour avoir portraituré toute la bonne société de la ville pendant près de cinquante ans. Un des chefs-d'œuvre de l'artiste est sans nul doute le portrait sur ivoire de son épouse et de ses deux filles tenant son propre autoportrait en miniature.

 

Emaux

Le musée conserve une belle collection d'émaux de Limoges, principalement d'art sacré : croix, pyxides et reliquaire du XIIIème siècle et plaques des XVIIème et XVIIIème siècles. Un service à boisson dit "aux femmes fortes", composé de six gobelets, six soucoupes et un sucrier, signé de Jacques II Laudin (1663-1729), mérite particulièrement d'être remarqué parmi les émaux non religieux.

 

Tabletterie

De très nombreux petits objets de tabletterie permettent au musée d'évoquer les activités du quotidien aux XVIIIème et XIXème siècles : boites, coffrets, écrins, nécessaires, tabatières, étuis, carnets, cachets, râpes à tabac ou encore objets pieux, font aussi la richesse des collections. Les éventails (plus de deux-cents) méritent particulièrement d'être remarqués.

 

Ferronnerie et armes

Le musée présente un très intéressant ensemble d'objets de ferronnerie bordelaise : chefs-d'œuvre de maîtrise, serrures, clefs, heurtoirs et platines évoquent les mécanismes complexes inventés par les artisans locaux au XVIIIème siècle. Une importante collection d'armes allant du XVIème au XIXème siècle est également conservée dans les réserves.

 

Arts graphiques

Outre les importantes séries d'estampes réunies par Raymond Jeanvrot et Daniel Astruc, le musée conserve de très nombreuses œuvres graphiques (dessins, pastels, aquarelles, gravures, etc.). Deux portraits au pastel de Jean-Baptiste Perronneau (1715-1783) constituent les chefs d'œuvres de cette collection.

 

Peinture

Le musée des Arts décoratifs et du Design ne se limite bien évidemment pas à sa vocation première et de nombreux tableaux sont exposés sur ses murs. Les familles de négociants bordelais sont particulièrement représentées dans les portraits peints par Adolf-Ulrik Wertmuller (1751-1811) et Pierre Lacour (1745-1814).

 

Sculpture

La sculpture est elle aussi bien représentée grâce à une importante collection de bustes en plâtre, terre-cuite, biscuit ou marbre. Les sept réductions en plâtres des statues mythologiques réalisées par Pierre-François Berruer (1733-1797) pour le Grand-Théâtre de Bordeaux (1780) et une belle série de bronzes animaliers d'Antoine-Louis Barye (1796-1875) doivent notamment être signalées.